Blog : Tourisme

Influenceurs, Instagram et tourisme

influenceur

 

Avec l’explosion des réseaux sociaux, les marques font appel aux influenceurs pour promouvoir leurs produits & services. On envoie des produits à tester aux influenceurs, on les invite à des événements et en ce qui concerne le tourisme : on les fait partir en « blog trip ». Mais comment être sûr que le ROI généré par l’influenceur sera satisfaisant en l’envoyant en voyage à l’autre bout du monde ? Cela parait évident : l’influenceur doit posséder une audience conséquente et active sur ses différents canaux sociaux. Mais la réalité est un peu plus subtile car tous les réseaux sociaux ne sont pas égaux face à l’engagement des utilisateurs.
D’après un sondage réalisé auprès de 2500 influenceurs par l’agence Bloglovin, 60% des sondés ont déclaré que Instagram était le réseau social le plus efficace pour engager avec leurs followers (devant Pinterest et Youtube). En effet, Instagram est une plateforme riche en contenu visuel où les utilisateurs vont chercher de l’inspiration à travers les images des autres utilisateurs. De ce fait, ce réseau social est une plateforme ou l’engagement est facilité.
Il est donc très judicieux de choisir des influenceurs spécialisés dans le tourisme qui privilégient le réseau social Instagram et qui possèdent une communauté de followers active.
Par ailleurs, rappelez vous (dans cet article) lorsqu’on vous expliquait que le marketing de contenu permet aux acteurs du tourisme d’inspirer les utilisateurs afin de déclencher une intention d’achat chez eux.
Instagram a bien compris l’enjeu qu’est l’intention d’achat associé au contenu et vient d’inaugurer le bouton « acheter » directement sur son application.
Une belle opportunité pour les acteurs du tourisme d’étoffer leurs stratégies de marketing de contenu. Reste à savoir si les utilisateurs sont prêts à acheter directement depuis l’application…

Norio : Le robot qui oeuvre pour le tourisme des personnes à mobilité réduite

Norio-Oiron

 

 

Pas toujours évident pour les personnes à mobilité réduite de visiter et profiter des infrastructures anciennes qui ne disposent pas d’aménagements permettant l’accès aux étages, autres que des escaliers.

Le château d’Oiron dans les Deux-Sèvres a trouvé une solution au problème. Cette solution s’appelle Norio, et c’est un robot. Il permet aux personnes à mobilité réduite d’effectuer la visite des étages du château sans avoir à gravir les marches qui mènent aux niveaux supérieurs, le tout en permettant à la personne à mobilité réduite de rester en « compagnie » de ses proches.

Explications : une pièce du rez-de-chaussée du château a été aménagée avec un ordinateur, accompagné d’une souris et d’une webcam. C’est le « poste de contrôle ». La personne à mobilité réduite s’installe dans cette pièce et peut piloter le robot qui se trouve à l’étage. Les images de la pièce s’affichent à l’écran et des informations sur les oeuvres sont directement accessibles depuis l’ordinateur. À l’étage, une vidéo de la personne qui pilote s’affiche sur l’écran du robot. Cet affichage permet en quelques sortes à la personne à mobilité réduite et à ces proches, d’effectuer la visite ensemble.

Une belle preuve que les robots peuvent être utilisés sans pour autant détruire les liens sociaux.

Orange Business Services : Pour une transformation de l’offre touristique

Orange Business Services

Orange Business Services a créé un outil d’analyse innovant, en accord avec la CNIL, appelé « Flux Vision Tourisme ». Cet outil permet de convertir des données techniques en indicateurs statistiques plutôt précis. Chaque minute ce sont 4 millions de données techniques des utilisateurs du réseau Orange qui sont analysées anonymement.

Grâce aux signaux des téléphones de chacun de leurs clients, Orange est en mesure d’évaluer le nombre de personnes qui se trouvent à un endroit, mais également comment ces personnes se déplacent sur un territoire donné. Cet outil est très avantageux car il permet d’avoir des informations en temps réel et ce, même sur des petites zones (qui seraient trop coûteuses à faire surveiller à l’aide d’une autre méthode). Avec cet outil, plus besoin de compter manuellement, ni de faire des approximations lors d’événements gratuits.

Flux Vision Tourisme est donc un outil très intéressant pour le secteur touristique. Avec de telles données, il est possible de mieux comprendre le comportement des clients afin de planifier efficacement et donc d’élaborer de meilleures stratégies. Après utilisation de l’outil Flux Vision Tourisme, les acteurs du secteur on pu remarquer 69 % de meilleures décisions opérationnelles, 54% d’amélioration de l’efficacité opérationnelle et 52% de meilleure connaissance du client.

Cependant comme dans toutes les démarches statistiques, il existe des facteurs qui peuvent fausser les résultats. En effet, les utilisateurs Orange représentent 40% du marché et ces utilisateurs font partie d’une certaine catégorie socio-professionnelle. Ce qui veut dire que même s’il existe un grand nombre utilisateurs Orange sur le marché, une partie de la population n’est pas représentée. Or tout échantillon statistique doit être représentatif pour qu’une analyse soit précise et juste.
Il existe également d’autres facteurs externes comme la prise en compte par l’outil, des flux autoroutiers passant par exemple à proximité d’un lieu dont la fréquentation est en cours d’analyse.

Mais imaginez ce que les professionnels du tourisme pourraient faire si la récolte d’informations plus personnelles telles que les données socio-démographiques étaient autorisées, comme : l’âge, le sexe, la profession des utilisateurs…

Solar Impulse : un avion solaire pour le transport de passagers ?

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Ca y est ! L’avion solaire des Suisses Andre Borschberg et Bertrand Piccard vient de boucler son tour du monde. C’est pas moins de 40 000 km en 16 mois qui ont été parcourus par l’avion Solar Impulse 2, sans consommer une seule goute d’énergie fossile.

Le duo espère que ce tour du monde va concentrer l’attention mondiale sur la nécessité de faire un pas de plus vers l’énergie verte. En effet, selon l’institut Français de l’environnement, le transport aérien mondial de passagers émet davantage de gaz à effet de serre que l’ensemble des activités d’un pays comme la France. Il serait donc formidable de pouvoir transporter des passagers à bord d’un avion solaire et ainsi de pouvoir réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre, principal responsable du réchauffement climatique. D’ailleurs Bertrand Piccard est très optimiste au sujet du transport de passagers dans un avion solaire. Pour lui, dans 10 ans nous seront capables de transporter 50 passagers sur des vols courts à moyens courriers.

L’énergie solaire est propre une fois qu’elle est utilisée, mais la fabrication de panneaux solaires est couteuse en énergie. En effet, les panneaux solaires sont fabriqués à partir de silicium, qui n’est pas présent à l’état naturel. Et pour fabriquer ce matériau prometteur d’avenir propre, il faut de grosses quantités de quartz, de copeaux de bois, de coke de pétrole ainsi que de charbon bitumeux. En termes de rejet de monoxyde de carbone on parle de 5000 mètres cubes. De plus, la plupart des usines qui transforment la silice en silicium sont situées en Chine et fonctionnent au charbon…

Et notre avion propre dans tout ça ? Il possède 17 000 cellules photovoltaïques. Il faut approximativement 340kg de silicium pour produire autant de cellules. Imaginez donc la quantité de silicium nécessaire si cet avion devait transporter 50 passagers … Pas sûr donc que l’aviation solaire soit le futur du transport commercial et donc du tourisme, à moins que les scientifiques trouvent un moyen de produire des panneaux solaires sans avoir besoin de matières fossiles. Rendez-vous dans quelques années…

Pokémon GO : Une aubaine pour le tourisme

pokemon GO

le 6 Juillet dernier aux USA, l’application Pokémon Go est devenue un vrai phénomène de société, et les marques comptent bien s’en servir. Seulement quelques jours après sa sortie l’application comptait déjà plus de 26 millions d’utilisateurs actifs. Sans aucun doute les professionnels du marketing y ont vu une belle opportunité. En effet, peu après le lancement de l’application en France, un magasin BUT offrait 200 euros à toute personne capable d’attraper un Pokémon dans son établissement, ainsi que 10% de réduction immédiate en caisse pour quiconque possédait l’application. Un bon moyen d’attirer les foules. Et ce phénomène est d’autant plus intéressant pour les acteurs du tourisme. En effet, le jeu consiste à se balader dans les rues et autres lieux dans le but d’attraper des Pokémons. Et certains offices du tourisme ont déjà pris le pas. L’office du tourisme de la province d’Alberta au Canada propose des « Pokétours » : des visites guidées dans la ville de Calgary pour attraper des Pokémons rares et faire des pauses aux « Pokéstops » situés sur les lieux incontournables de la ville.

A l’instar de la ville Canadienne, l’office du tourisme de Rouen s’est positionné sur le même créneau : visite de la ville et chasse aux Pokémons. Cependant, pour que cette stratégie fonctionne il faut que les villes en question disposent d’un minimum de Pokémons rares. Inutile de proposer un tour de la ville si les seuls Pokémons à attraper sont des Roucool et Rattata… Et vous vous en doutez sûrement, les Pokémons rares ne courent pas les rues. On peut donc se demander si l’on va assister à une contractualisation du phénomène Pokémon Go entre Nintendo et les différents acteurs du tourisme : Vont-ils se mettre à « acheter » des Pokémons rares pour attirer les touristes et les inciter à visiter ? Est-ce une solution viable pour redynamiser certains lieux touristiques ? Le phénomène Pokémon GO disparaitra-t-il aussi vite qu’il est apparu ? Affaire à suivre…